Takavazi, Art Batard et FloRe CarnivoRe

14 janvier 2017

Chienne…

Publié par florcarnivor dans dessins, peintures, textes

Chienne - FloRe - florcarnivor.unblog.fr

 

Chienne

Technique mixte sur papier

A3

2015

 

et un texte qui fête ses 14 ans :

-Laisse moi le temps de la digestion- Temps nécessaire post déflagration. Digestion/digression – Temps nécessaire de récupération – Ré enclenchement des machines – Perturbation – Atrophie sensorielle – Laisse moi le temps – Accumulation – Mutation – Pollution mentale – Palpitation – Réadaptation – Laisse le temps à l’évolution -

CASSURE

Corps atrophié – Recroquevillé – Comme un animal blessé – Comme un animal blessé qui panse ses plaies – Comme un animal blessé qui pense – Qui pense – Qui PENSE – Ses Plaies -

CASSURE

Position foetale – Réminiscence d’un état d’ange – Sommeil d’archange – Moment organique qui dérange – DEMANGE – MANGER l’ange – Mélange – Laisser le temps à l’étrange – être ANGE – ça te dérange d’être un ange? Assimilation étrange – Assimilation – Le temps mange ses enfants – CHRONOS = OGRE – fusion organique – Manipulation physique – Cicatrices virtuelles – Blessures formelles -

CASSURE

Corps atrophié – Recroquevillé – Comme un animal blessé – Comme un animal blessé qui panse ses plaies – Comme un animal blessé qui pense – Qui PENSE – QUI PENSE – ses plaies -

FloRe – Toulouse – 2003

 

 

 

 

11 février 2016

Dans un livre…

Publié par florcarnivor dans textes

Aude de Kerros a écrit un ouvrage très dense et percutant sur les arcanes financières de l’art contemporain et ses conséquences désastreuse pour la création non-conceptuelle, une enquête haletante sortie en Octobre dernier, presque un thriller dont le pitch pourrait être : « Mais qui a bien pu tuer la peinture? »…

à la page 236 de son ouvrage, elle me consacre un passage :

 

 »Le peintre Flore Takavazi évoque, au travers de fanzines, de livres d’artistes, de textes mélangés à son oeuvre, qui prend sa place dans le courant de l’art brut actuel, art autodidacte inspiré, « ce cassage artistique et humain » que fut son apprentissage de l’art contemporain aux beaux arts de Toulouse, à qui elle doit sa « culture du moche comme fondement… ». Elle a vécu sa vocation comme « une déviance qui n’a pas sa place dans l’art contemporain ». Et pourtant! Sa vie est un combat jour après jour pour « préserver sa vocation contre tout. C’est la peinture ou la mort! ». Elle évoque les modèles alternatifs, tous explorés : ceux de la génération d’avant, rock, punk… Mais la légitimité de « l’underground » n’est plus. Aujourd’hui la seule justification est la réussite financière, il n’y en a pas d’autres. Les arts marginaux sont reconnus certes, mais à condition qu’ils soient candidats au suffrage sur le net et à la cote. Il leur faut pour cela entrer dans le mainstream. Créer de façon autonome, mais sans statuts, sans moyen, sans savoirs, est un défi quotidien, une précarité sans fin! Et pourtant Flore Takavazi, lorsqu’elle évoque le travail à l’atelier, dit avoir le sentiment fort de connaître un privilège royal, celui d’accomplir sa vocation. Même dans des conditions très dures, elle éprouve une joie inexplicable de créer, d’être libre, de se sentir habitée par un puissant désir de dépassement et d’excellence. »

 

 Aude de Kerros,  »L’imposture de l’art contemporain », édition Eyrolles, 2015.

 

Merci Aude, infiniment…

 

 

 

 

14 août 2015

Aérosol…

Publié par florcarnivor dans peintures, textes

CAZ #1 - FloRe - florcarnivor.unblog.fr

 

 

La peinture pour moi se résume avant tout, à un travail d’atelier.

J’aime aussi peindre en grand et à l’extérieur ou dans des friches.

J’adore ça.

Mais ma pratique d’atelier et/ou domestique accapare la plus part de mes temps de création picturale.

L’ambiance calme de l’atelier m’apaise, me convient au quotidien…

J’aime m’y perdre dans le temps et l’espace délimité de mes toiles.

Je peux passer de l’une à l’autre sans que les images traitées ne soient dans la même veine.

Sans rapports directs.

Sans pression extérieure ni démarche de rentabilité.

Parfois, les choses évoluent très lentement sur la toile et les intentions et les actes qui me viennent sont murement réfléchis et de plus en plus minutieux.

D’autres fois, c’est comme une fulgurance et les choses s’assemblent et prennent forme très spontanément de façon frénétique…

Dans l’atelier, j’aime à pouvoir moduler ma capacité de concentration, y passer des heures et pouvoir décrocher de la toile et m’activer à/ou passer à autre chose.

J’aime quand le temps ralenti et que je peux regarder mon ouvrage un temps infini pour saisir ce que va donner la suite ou déterminer si c’est achevé…

J’aime le contact du pinceau sur la surface, les jus colorés que j’applique avec des pinceaux à forte charge ou la glycéro bien collante qui fait des sillons comme sur les disques vinyls sous les passages de brosses dures.

Et j’aime l’odeur et les possibilités plastiques de la  »bombe » de peinture.

(Le bruit et l’odeur…).

Ce sont les principales raisons au fait que je continue à peindre dehors.

Et je crois bien que l’odeur de la bombe est ma préférée des odeurs non-humaines (avant même l’odeur ou du buis ou du ventre des chats, qui sont celles qui me transportent le plus…).

Celle qui me fait me sentir bien quand je passe devant un atelier de carrosserie.

L’odeur de la peinture aérosol.

Pure chimie de merde.

Une pire aberration écologique.

Éh bien c’est ma favorite au monde!

Si c’est pas de l’addiction sans déconner?…

Et si je dois remonter à la source olfactive de ce bien être, je dirais que ça me rappelle l’odeur des jouets neufs en plastique de mon enfance.

Merci Bandaï et Mattel.

Merci bien pour l’empreinte pétrochimique liée à la récompense, implantée dans mon système nerveux, peut-être jusqu’à ma mort…

 

 

Enfin, bref, j’utilise de la bombe de peinture.

Peu mais régulièrement.

En atelier aussi…

où je me protège avec le masque à gaz que m’a offert Rémy. J’y mets des cartouches spéciale pour les travaux de carrosserie. J’aère au maximum… Y’a des ateliers ou c’est facile et d’autres ou c’est galère, voir impossible, faut avoir un espace extérieur…

 

Alors, j’en utilise de moins en moins, même si j’adore ça.

Et au final, je me dis que c’est un peu comme la viande.

Comme mon rapport à le viande.

Je crois que je ne pourrais jamais vraiment arrêter, mais de temps en temps, je me le permets.

Moins mais mieux…

Le régime de la bombe de peinture!

 

En tous cas, on est en 2015 et je traine encore des couleurs de 2007 dans mon stock (les ex-ONG de Barcelone m’en avaient laissé quelques cartons quand je les ai faits exposer au Musicophages en Mai 2007).

J’ai du en racheter moins de 10 fois depuis…

C’est pour dire à quel point je suis pas une acharnée du pshiiit.

Bien que j’ai été pas mal active entre 2006 et 2009, j’ai quasi arrêté depuis (je suis une économe de l’énergie, les codes performatifs du graff’, m’ont toujours saoulé).

De temps en temps, je me fais plaisir et je vais peindre dehors, en friche ou en skate-park, mais je n’ai presque aucune photo de mes peintures.

Donc c’est comme si je ne les avais jamais faites!

-éphémère persistance rétinienne urbaine-

Et en définitive, même si ça m’a frustrée longtemps, je crois que j’aime bien l’ idée d’en avoir rien à foutre de la reconnaissance du  »milieu » ou de la diffusion photo de mes oeuvres…

J’aime bien cet aspect d’avoir VRAIMENT bossé dans le vent.

Des graffs dans le néant.

Peut-être juste pour le plaisir de ceux qui les ont recouverts.

^^

 

 

FloRe – 2015 – Toulouse

 

 

 

 

18 juin 2015

Muséum…

Publié par florcarnivor dans textes

 

Y’a pas longtemps j’ai eu le privilège de sentir de mes mains des objets  »sacrés ».

Une des chances de ma vie jusqu’à présent.

ça faisait 20 ans que je rêvais d’une chose et Théo & Guillaume me l’ont offert.

Cette chose c’est visiter les réserves du Muséum d’histoire naturelle de Toulouse…

Théo c’est un copain qui a fait un don au Muséum. Le don c’est un herbier qui a appartenu à sa grand mère. Une mine pour botaniste. ça donne à Théo le droit de pouvoir venir au muséum quand il veut et d’avoir accès aux réserves. On s’est donc accordé le droit de mander a voir les réserves préhistoriques parce que Théo sait que ça me parle particulièrement… (j’ai beaucoup gratté dans des chantiers archéologiques préhistoriques entre 1991 et 2003 et l’art pariétal est un monument fondamental pour moi et mes créations).

Et c’est là que Guillaume entre en scène. C’est un des conservateurs du muséum et il revenait juste d’un voyage archéologique en Afrique du sud où il a bossé sur de la préhistoire très ancienne, très éloignées de nous, plus proche de Lucy… Il a eu l’amabilité de nous offrir 2h de son temps pour ouvrir de tiroirs et nous faire partager son savoir précieux. Une perle. On a vu des fragments de merveilles gravées sur l’os. On a vu des éclats de technicité essentielle sous forme de poignards en silex. On a vu des bois de cerfs perforés à l’usage mystérieux… On a pu toucher du doigt des bribes d’histoire ancestrale. Un pur concentré de puissance temporelle. Dans nos mains.

Les objets les plus forts, à mon avis, qu’il nous a été donné de sentir sont des objets collectés sur le site de la grotte d’Altamira en Espagne. Cette grotte si singulière avec ses représentations de bovidés aux formes si précises et stylisées. Guillaume nous a offert la possibilité de sentir ENTRE NOS MAINS, un galet poli d’un seul coté, grand comme le creux de ma main, qui servait a écraser le pigment pur et un fragment de ce même pigment. Des objets si simples mais chargés d’une telle puissance que j’ai d’abord refusé de les saisir tellement je n’en revenais pas… Ces objets ont servis a créer une des plus importantes oeuvres préhistorique jamais découverte. Ces objets ont servis il y a 20 000 ans environ et ils sont toujours là. Mieux: ils sont encore UTILISABLE aujourd’hui (la simplicité extrême est pour moi, je le ressens de + en + clairement et surement, un gage d’efficacité et de longévité redoutable).

Il m’a fallu plusieurs jours pour capter a quel point ce que j’avais vécu à ce moment là a été magique. Et a quel point cette magie se diffuse encore en moi et continuera a infuser, surement pour ma vie, tout le temps qu’il me reste et toutes les créations qu’il en découlera.

 

 

FloRe. Mars 2015. Toulouse.

 

29 mai 2015

Griffure…

Publié par florcarnivor dans dessins, textes

Griffure - FloRe - Florcarnivor.unblog.fr

dessin : « Griffure »  – 2009 – A3 – Technique mixte .

 

Tu te définis comme un guerrier de l’amour.

Mais l’amour n’a pas besoin de guerrier, car l’amour n’a pas besoin d’ être en guerre pour surgir.

D’ êtres en guerre pour le servir…

L’amour a besoin d’hommes en paix avec la femme et l’enfant en eux même.

L’amour a besoin de conciliation.

De réconciliation.

(Avec la part belle…)

Avec le coeur des choses et des êtres : l’unité de tous nos  »cotés ».

Tu définis les êtres, avec une vision essentialiste, binaire et manichéenne des choses…

Mais toutes les  »choses » et les êtres vivants sont multiples, complexes et développées.

Jamais figées comme les pierres.

La vie croit en démultipliant les cellules. Pas les carcans…

L’amour nait de l’acceptation de la multitude en nous.

L’amour perdure de l’acceptation de l’autre en nous.

L’amour existe quand on est en paix avec soi-même. Avec tous ces soi-mêmes.

Comme nos chaines d’ ADN ne sont pas autour de nos poignets.

 

 

FloRe . 18 Avril 2015. Toulouse.

 

 

 

 

 

7 septembre 2014

Bad Painting??? Pas si sure…

Publié par florcarnivor dans peintures, textes

Fukushimatelier florcarnivor.unblog.fr

 

Radioactive Morsure (Fukushima’s Danaë)

Technique mixte

79 x 135 cm

2012/2014

Collection de l’artiste.

 

Bad painting??? Pas si sure…

 

Coulures, signes, traces, lavis et à plats composent des images brutes, souvent quasi automatiques, d’autres fois très réfléchies.

Sampling mental d’images et de mots qui restitue des instantanés de mes états d’âme. Mes peintures sont des chaos visuels que je tente d’organiser afin de donner du sens à tout ce bazar : complexité de mon existence. Besoin d’expression libre.

 

Ma recherche graphique et picturale consiste à :

 

        • Passer le temps de manière ludique et hors d’atteinte de considération  »performative ». Le temps que je passe à peindre ou a dessiner étant les seuls moments de ma vie où je me sente absolument bien… Sans complexes, ni ambitions. Sans peurs et sans reproches. Libérée.
        • Lutter contre l’idée de perfection (culte de nos sociétés malades). Créer à partir de la médiocrité (des matériaux, des outils, des supports, de ma propre existence sociale) des images qui peuvent paraitre vulgaires et ineptes voir, carrément violentes dans un premier temps, mais qui se révèlent être complexes, profondes et non dénuées de sens et d’humanité pour qui veut bien y regarder à deux fois. Refuser l’idée du bon-goût, du  »beau » conformiste.
        • Créer un langage, élaborer une oeuvre multiple et en mouvement permanent qui utiliserait un vocabulaire iconographique précis et signifiant bien que camouflée sous des oripeaux bruts et maladroits.
        • Réagir de façons pacifique, poétique et constructive à des processus complexes d’auto-destruction et/ou d’agressivité, d’oppression et/ou d’impuissance.
        • Donner à voir une sensibilité plastique singulière et décomplexée, expression directe de la singularité de mon existence.
        • Jouer avec le paradoxe de la précarité de ma vie concrète par rapport à la richesse de mon monde créatif.
        • Être dynamique intellectuellement, ne laisser place ni à l’ennui, ni à la torpeur, ni à la victimisation.
        • Chercher en permanence, prendre des risques créatifs et me pousser à dépasser mes limites formelles.
        • Me placer toujours d’un point de vue sensible, décalé et non figé même et surtout quand j’aborde des thèmes éminemment politiques. Ne pas tomber dans la propagande ou le marketing.
        • Tenter de donner à voir la poésie de la seule constante de ce monde : le chaos.
        • Être là où on ne m’attends pas : en temps que femme comme en temps que créatrice. Refuser l’assignation sociale à mon genre biologique, à ma classe sociale, à mes origines culturelles.
        • Considérer qu’une grande partie des images que je crée sont des sortes de talismans exutoires et protecteurs, tout un univers fantasque et très personnel dont le rôle premier est de me rassurer et de m’apaiser un peu mais qui peut être signifiant et vivifiant pour d’autres aussi.
        • Cheminer hors de toutes prétentions d’excellence esthétique ou intellectuelles. Fuir les convenances, les postures idéologiques.

 

 

FloRe. 29 janvier 2014, repris le 31 août 2014.

 

 

28 août 2014

« L’atelier »

Publié par florcarnivor dans textes

Texte dédicacé à mon amie Luxi.U

 

 Je suis à l’atelier

 

Je dis et j’entends souvent cette phrase; prononcée dans un téléphone par l’un ou l’autre de mes ami/es peintres ou graphistes.

Dans l’une ou l’autre des villes dans lesquelles je peux me promener ou vivre.

L’atelier c’est le lieu de toutes les ubiquités, comme si, peut importe la ville ou le quartier dans lequel on peut se trouver, l’atelier est un refuge permanent bien que souvent éphémère…

L’atelier comme la maison est un lieu repère.

Une constante dans l’instabilité.

Peut importe l’endroit, c’est l’activité le véritable refuge.

Comme si on pouvait faire une Internationale de l’atelier et relier tous les lieux entre eux, mal grès l’impermanence, dans un immense espace/temps de pratiques communes bien que changeantes.

Un continuum artistique permanent et évolutif.

Un bataillon d’artistes différents tous regroupés sous le même toit.

La même bannière.

Dans le même bateau…

Les villes changent, le monde et les artistes aussi, mais l’atelier est toujours différents mais aussi toujours le même : la création entre quatre murs, peut importe la géographie, peut importe l’expression ou les interactions.

Comme si nous vivions tous dans le même espace.

L’atelier c’est toujours rassurant mal grès l’instabilité, chaleureux mal grès le bordel, intense mal grès le calme.

Et trop souvent c’est tout petit mais c’est l’infini…

 

FloRe. Rodez. Juillet 2014.

 

 

 

 

 

28 août 2014

Graffitisme

Publié par florcarnivor dans peintures, textes

Je me suis rendu compte en replongeant dans mon blog que ça manquait un peu de textes alors que je passe beaucoup de temps à écrire… Du coup je vais essayer de palier à ça en commençant gentil et peut-être en me lâchant par la suite (y’a matière, j’en ai sous le coude, vous m’en direz des poutrelles…).

en 2006 j’avais écrit ça pour présenter une de mes expos.

(Entre temps, le terme graffitisme est devenu HYYYYYYYPErrrrr tendance…et je suis toujours tricarde du monde graffitti de la ville où je vis, mais là n’est pas le sujet, hein?!).

Sinon les fautes d’orthographes ne sont pas en options, doit forcément y’en avoir de ci, de là hein, courage aux personnes que ça indigne, moi aussi je trouve ça honteux mais je suis sure qu’il y a des choses plus ulcérantes dans le monde…

En tous cas, voici comment je parlais de ma peinture il y a 8 ans et une photo de l’expo en question:

GRAFFITISME:

Tiens, ça fait 10 ans que je peins ?!…

Mes influences se baladaient alors entre le graffitti et le fauvisme : expression brute + intensité des couleurs… ça n’a pas beaucoup changé . Sauf qu’entre temps, j’ai découvert l’affichage politique, l’art brut, les comix et bien d’autres choses qui nous nourrissent mes créations et moi.

Concrètement, j’aime utiliser les coulures, les slogans, les tampons, les craies, les collages et en général tout ce qui tache et laisse des empreintes. Surtout la glycéro.

Je récupère beaucoup et je crée des images en tenant compte de la nature des supports que je choisi, du contexte de récup’, de l’utilité première des objets … Que ce soit de la tapisserie de chiottes, des canevas de mèmère ou de la vulgaire pub.

Venez en esthéte c’est d’un goût très sur ! Et vous pourrez découvrir un subtil mélange de super héros déchus, de têtes de morts épanouies, de chiens dans tous leurs états, de mandragore déesse, d’auto-portrait/auto-dérision, ainsi que le tiercé gagnant de la vie : l’amour, la liberté, la mort.

Bref, l’expression sauvage s’en remet à l’humour noir qui flirte avec le kitch qui avait pas mal fricoté avec l’absurde qui lui-même est extra lucide.

Ne cherchez pas.

J’aime la peinture.

J’ espère au moins que ça vous fera rire, au mieux que ça vous fera pleurer…

 

FloRe. Janvier 2006.

 

graffitisme

16 septembre 2010

Présentation :

Publié par florcarnivor dans textes

FloRe (1979)

 

Après un passage aux beaux-arts de Toulouse où elle constate le fossé entre la mise en avant d’un art conceptuel stérile et ses envies personnelles d’expressions plastiques vivantes et colorées, elle rejoint le squatt artistique de Mix’art Myrys à la vie duquel elle participe activement entre 2001 et 2005 en y créant et coordonnant notamment le festival graphico-musical Explosion du Zine (4 éditions entre 2002 et 2004). Ses influences se trouve du coté des peintres Gustav Klimt et Egon Schiele, du mangaka Tayou Matsumoto, de l’art brut d’Aloïse, des illustrateurs Tomi Ungerer et Maurice Sendak. Elle participe au collectif de performance ODS (peinture rétroprojeté, musique improvisée, expression corporelle) fondé par le peintre Rémy Thoirain, ainsi qu’a la mise en place de différents ateliers collectifs de gravure. Elle fait partie du collectif international Arte Bastardo qui met en avant les pratiques artistiques populaires et spontanées (le graffiti et la peinture murale en particulier) et se défini comme plastiqueuse: à la fois peintre et dessinatrice mais aussi adepte de la gravure, du graffiti et de la micro édition (a ce jour une dizaine d’ouvrages personnels), elle réalise également des fétiches en cheveux cousus. Elle a participé à plusieurs fanzine collectifs comme Imagora, Stomack,51 Pégase ou Le menstruel en France et à Belio, ComeMierda, Last Hours ailleurs en Europe. Et enfin elle a fait de la musique bruyante avec les groupes Collectif Bobonne, Fosse Commune, Les Gorgones et prépare d’autres projets musicaux. Expos personnelles à la médiathèque associative de Toulouse (janvier 2003), Mix’art Myrys (septembre 2004),Festival OFF du FIBD d’Angoulème (janvier 2005), l’Aquarium des Requins Marteaux à Albi (novembre 2006) et participation à l’expo collective L’école de Toulouse à la galerie l’Art de Rien en Avril 2008.

FloRe à Bitche

Photo Guirrec Monier. Mars 2012.

 

 

EXPOSITIONS PERSONNELLES:

 -Art BATARD, rétrospective 2002/2012. Ateliers de Bitche, Nantes. Octobre 2012.

 -Art BATARD. Aquarium des Requins Marteaux, Albi. Novembre 2006.

-Art BATARD.Médiathèque associative de Toulouse. Septembre 2006.

 -Mettre fin au système. Barazine du FIBD Angoulème. Janvier 2005.

 -Graffitisme. Radio Canal Sud, Toulouse. Février 2006.

 -Dans mon ghetto blaster. Vicious Circle, Toulouse. Février 2006.

 -Aime la ou quitte la. Mix’art Myrys, Toulouse. Septembre 2004

 -Boom. Peintures grand format. Mix’art Myrys, Toulouse. Septembre 2003.

 -Peinture, dessin, gravure. Médiathèque associative, Toulouse. Janvier 2003.

 -Petite Angoisse. Association Le son de l’innocence, Montauban. Juin 2002.

 -Fuck, c’est noël! Mix’art Myrys, Toulouse. Décembre 2001.

 

EXPOSITIONS COLLECTIVES:

    -L’école de Toulouse. Galerie l’Art de Rien, Paris. Avril/mai 2008.

    -Travaux d’aiguilles. Cinéma L’ABC, Toulouse. Janvier 2005.

    -Girls in pop. Médiathèque associative de Toulouse. Avril 2004.

    -14 mètres= 14 maitres. Barazine du FIBD Angoulème. Janvier 2004.

 

 

INSTALLATIONS, vitrine de Mix’art Myrys, 33 rue de Metz, Toulouse:

    -Liquidation totale, soldes à tout casser. Juin 2005.

    -Sainte Rita de la non-immaculée occupation brutale. Mars/Avril 2004.

    -Le père Noël mort. Décembre 2002.

 

FESTIVALS (participation):

    -Ladyfest Toulouse. 2009, 2010.

    -Amsterdam Zine Jam. Fevrier 2010.

    -20 ans de la Fanzinothèque de Poitiers. Mai 2009.

    -Arte Bastardo. Bologne, Italie. Juin 2006.

    -Barcelona tolerancia zero, Barcelone, Espagne. Mai 2006.

    -Underboom (Off du FIBD, Angoulème). 2002, 2003, 2004, 2005.

    -Moisissage, Pau. Novembre 2004.

 -MIF (Mostar international festival), Mostar, Bosnie Herzégovine. Juillet 2004. -Toulouse occupe Barcelone/ Barcelone occupe Toulouse. Toulouse/Barcelone. Nov 2003, Mars 2004, Nov 2004, Fev 2005.

    -Rétine, Albi. 2002, 2003, 2004, 2006.

    -Du monde aux Balkans, Toulouse. 2002, 2003.

 

FESTIVALS (création et coordination):

    -Explosion du Zine (Festival des éditions alternatives et de ses déviances):

       à Toulouse:

            -Aux Pavillons Sauvages. Septembre 2008.

            -Mix’art Myrys rue de Metz, SalonBocal, Médiathèque associative de Toulouse. Avril 2002, Septembre 2002, Septembre 2003, Septembre 2004.

     à Barcelone, centre social de La Pau. Mai 2006.

     à Terreblank: Mai 2007.

 

MICROEDITION:

-Publications personnelles:

    -Recueil de dessins:

     -Extraordinaire Quiproquo. A6, 32 p, N&B, couverture gravure. Avril 2009.

     -T’as vu. A5, 32 p, N&B. Septembre 2008.

     -Avec le Coeur, Vol 2. A5, 24 p, N&B, couverture gravure. Mai 2007.

      -Anthropomorphe. A6, 20 p, N&B, couverture gravure. Juin 2006.

      -Surprise. A6, 20 p, N&B, couverture gravure. Avril 2005.

      -Coup de boule de poil. A6, 32 p, N&B. Novembre 2004.

      -Monkey’s Dance. A6, 32 p, N&B, couverture gravure. Septembre 2004.

       -Avec le Coeur, Vol 1. A5, 20 p, N&B, couverture gravure. Novembre 2003.

       -Petite Angoiss’ et autres monstres – Bis. A6, 16 p, N&B. Janvier 2003.

       -Petite Angoiss’ et autres monstres. A6, 8 p, N&B. Janvier 2002.

       -Madame Freeze. A7, 16 p, Couleur. Janvier 2002.

       -X press esbozo service. A6, 16 p, N&B. Mai 2001.

 

  -Bande dessinée :

      -Quand j’étais enfant je croyais que les gentils gagnaient toujours. A5, 20 p, N&B. Décembre 2009.

 

   -Recueil de textes:

        -Horror Vaccui. A5, 20 p, N&B, Couverture gravure. Septembre 2008.

 

 

J’ai participé à une vingtaine d’ouvrages collectifs, avec entre autres:

Le menstruel (Aurore Uribelarréa), Les S (Didier Progeas), Stomack (ruincomix, Nicomix machine), StripBurger (collectif, Slovénie), Imagora (David P), 51 Pégase (Alexis Allard), Comemierda (Zösen, Espagne), ChaudePils (Tofff, fanzinothèque de Poitiers), Excessive force (Edd Baldry, Angleterre) Belio (collectif, Madrid, Espagne)…

.

 

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27 mars 2008

 » L’école de Toulouse « 

Publié par florcarnivor dans textes

flyerverso.jpg            l'ecole de toulouse

« l’école de toulouse » (moi j’aurais plutôt dit l’ecole de la loose, au vu de la politique culturelle ambiante…)

est une expo collective organisé par la galerie « l’art de rien  » à Paris et coordoné par Dav Imagora (voir dans les liens) et à laquelle je participe .

Cette expo regroupe une sélection d’ artristes du cru, ou d’artistes ayant vécu a Toulouse… le nom « l’école de Toulouse  » a été choisi par les galeristes en référence à l’école de montmartre, vu qu’apparement Toulouse est atypique dans sa proliferation d’artistes par rapport aux autres ville de « province » …

J’ai ouvert le dico et j’ai cherché qu’est ce que c’est une « école » en matiére d’art (j’ai des lacunes, c’est pas peu dire…) : et beh y’a 2 choses différentes : soit ça implique de partager des idées et des pratiques communes dans nos conceptions artistiques, soit ça veut dire qu’effectivement, on vient du même endroit ! « Choisi ton camp, camarade »… HiHiHi…

Moi je pense que si « on » est une école, c’est une école par correspondance, parceque c’est pas tous les jours qu’on travaille ensemble et qu’on partage nos idées… et perso, je préfererais pouvoir travailler avec d’autres et échanger des réflexions plutôt que d’être seule dans mon atelier a m’ éttoffer l’intellect avec les mouches (et encore moi, j’ai la chance d’avoir un atelier, ce qui la croix et la banniére dans le coin…)

Ce qui est pour le moins cocasse c’est que dans le lot d’exposant, la majorité ont fait les beaux jours du collectif myrys et que la majorité moins 2 ou 3 a quitté myrys depuis pour différentes raisons. Et ce que je trouve encore plus cocasse :c’est que je suis sure que si ces  artistes(et d’autres…) avaient la possibilité de ce regrouper à Toulouse sur des bases de partage, d’échange et de visibilité similaire à l’expérience de l’ancienne prefecture ils déchireraient tout artistiquement et humainement parlant… Non?

Malheureusement, depuis la fermeture de l’ancienne prefecture par ces traitrors de myrys (qui ont fait avorter le plus ambitieux des projets culturel toulousain sous pretexte de légalisation…), y’a pas beaucoup d’initiatives de réflexions ou d’actions communes…Alors avant le conseil de classe, je propose un thème de rédaction : « L’atelier idéal/l’école idéale »…

mais bon, « école » ça implique aussi premiers et derniers de la classe, donc compétition, orgueil, vanité et tout le toutim… coup fourré à la récré, punaises sur la chaise, moqueries et montage de bourrichon…etc. C’est aussi ça l’école .

 

Et pis moi je dis ça mais j’ai peut-être pas tout bien compris … de toutes façons, j’ai toujours été un cancre…

 

 

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