Tierra (poitevine) y Libertad
Peinture réalisée dans la cour de la Fanzinothèque /le confort moderne à Poitiers en août 2012 pendant la conception du fanzine entierement sérigraphié « Chaude Pils » (voir lien: apero comix 2012, SSS, l’insolente).
Peinture réalisée dans la cour de la Fanzinothèque /le confort moderne à Poitiers en août 2012 pendant la conception du fanzine entierement sérigraphié « Chaude Pils » (voir lien: apero comix 2012, SSS, l’insolente).
Peinture sur bois
technique mixte et gravure
58 x 84 cm
2014
photo pas top, sorry…
Je rêve d’une bonne fée qui apparaitrait pour moi avec pour seule envie de scanner mes 20 ans d’archives, photographier mes travaux avec du matos de pro et taper les textes que je rechigne a taper à 2 doigts (ce qui me prends un temps fou, temps que je préfèrerais passer à peindre ou à glandouiller, off course…) si par miracle elle pouvait aussi réparer le rétro-éclairage de mon écran qui va finir par me rendre épileptique ou à me changer en Hulk de colère a force de marcher par intermittence, ça m’aiderais beaucoup… tout ceci en étant volontaire et parfaitement consentante bien évidemment…
Trêve de rêverie.
Sinon le thème de ce tableau est donc « Le patriarcat et la témérité ».
Ce qui me fait penser que c’est quand même bien pratique d’avoir une activité artistique, ou en tous cas créative en ayant pas à penser ni à faire à bouffer, ni les courses, ni ranger ou nettoyer la maison, ni aller gagner des sous, ni rien d’autre qui ne concernerait pas directement « L’AAAAAActe de CRéééééAAAATIOOOON ». Et la je pense à Rodin et à tant d’autres qui se la touchaient au fond de leur atelier sous prétexte de génie créateur pendant que Berthe ou Marthe ou Gündrün se tapaient la logistique en toute bonne volonté. Sans jamais penser à s’emparer des outils, ni a leur envoyer leur tartes tatins favorites dans la gueule (en guise de happening).
Je comprendrais jamais les artistes… Moi, je trouve ça plutôt pas mal épanouissant de créer tout en étant autonome!! alors certes, à ce train là je suis pas prêtes d’être riche et célèbre parce que vous m’excuserez, j’ai pas le temps de passer la 2eme couche, faut que j’aille au carrefour chercher ma pitance… Mais je trouve ça beaucoup moins suspect que d’exploiter les bienfaits de mes congénères.
C’est surement parce que je suis une sale frustrée qui n’a pas la chance comme la plupart de hommes, de pouvoir « conquérir une feeeemme » (dixit un EX) pour avoir une boniche gratos.
J’y comprends rien à l’art décidément…
d’ailleurs, sans transition un peu de discount sémiotique (le seul mot savant que j’ai appris aux Beaux-Arts):
Ce tableau est un moyen format. Il n’y a pas de lignes directrices, à part peut-être la ligne servant d’horizon/ciel rose framboise en haut du tableau. Les couleurs sont vives mais pas que… Il y a une recherche d’ équilibre entre les couleurs chaudes et froides. Les formes sont bizarres et entre-mélèes pour certaines, on peut parler de formes oniriques et d’organiques même, pour faire plaiz’ aux lycéens en art plastique. Il représente de façon symbolique une échappatoire à la domination masculine vu que je suis anti-sexiste, non-soumise et que je risque la peine de mort pour ça, comme la plupart des femmes (voir, le personnage de type « tete de mort mexicaine » autrement appellée « calavera » à droite du tableau). Le personnage plutôt féminin représentant la fuite vers un monde égalitaire n’est pas tout à fait fini comme pour rappeler que le chemin de la connaissance personnelle est permanent. Ce personnage regarde en l’air vers un rouge-gorge symbolisant le lien à la nature de plus en plus précaire (voir les pattes du rouge-gorge). Quand au personnage plutôt masculin il est rouge (de colère?) et recouvert d’une matière jaunâtre et indéterminée (parce qu’il me semble que les garçons adooore se rouler dans la merde pour se faire plaindre et pouvoir dire que c’est notre faute tout à la fois, mais je peux me tromper). Ce personnage à l’air profondément triste et blasé (ce qui vient peut-être du fait que sa tentative suprématiste ne l’a pas vraiment rendu heureux, mais je peux me tromper encore). Au bas du tableau à droite se trouve gravé un décompte de prisonnier comme pour dire « Mais bordel, jusqu’à quand on va subir çaaaaa?! » comme dans beaucoup de mes tableaux ou dessin depuis 2001 (alors le premier qui vient me dire que Dran l’a déjà fait en 2009 il peut aller se faire voir chez mix’art). Voilà, voilà.
En tous cas, ce tableau est d’une facture sur demande.
Texte dédicacé à mon amie Luxi.U
Je suis à l’atelier…
Je dis et j’entends souvent cette phrase; prononcée dans un téléphone par l’un ou l’autre de mes ami/es peintres ou graphistes.
Dans l’une ou l’autre des villes dans lesquelles je peux me promener ou vivre.
L’atelier c’est le lieu de toutes les ubiquités, comme si, peut importe la ville ou le quartier dans lequel on peut se trouver, l’atelier est un refuge permanent bien que souvent éphémère…
L’atelier comme la maison est un lieu repère.
Une constante dans l’instabilité.
Peut importe l’endroit, c’est l’activité le véritable refuge.
Comme si on pouvait faire une Internationale de l’atelier et relier tous les lieux entre eux, mal grès l’impermanence, dans un immense espace/temps de pratiques communes bien que changeantes.
Un continuum artistique permanent et évolutif.
Un bataillon d’artistes différents tous regroupés sous le même toit.
La même bannière.
Dans le même bateau…
Les villes changent, le monde et les artistes aussi, mais l’atelier est toujours différents mais aussi toujours le même : la création entre quatre murs, peut importe la géographie, peut importe l’expression ou les interactions.
Comme si nous vivions tous dans le même espace.
L’atelier c’est toujours rassurant mal grès l’instabilité, chaleureux mal grès le bordel, intense mal grès le calme.
Et trop souvent c’est tout petit mais c’est l’infini…
FloRe. Rodez. Juillet 2014.
Je me suis rendu compte en replongeant dans mon blog que ça manquait un peu de textes alors que je passe beaucoup de temps à écrire… Du coup je vais essayer de palier à ça en commençant gentil et peut-être en me lâchant par la suite (y’a matière, j’en ai sous le coude, vous m’en direz des poutrelles…).
en 2006 j’avais écrit ça pour présenter une de mes expos.
(Entre temps, le terme graffitisme est devenu HYYYYYYYPErrrrr tendance…et je suis toujours tricarde du monde graffitti de la ville où je vis, mais là n’est pas le sujet, hein?!).
Sinon les fautes d’orthographes ne sont pas en options, doit forcément y’en avoir de ci, de là hein, courage aux personnes que ça indigne, moi aussi je trouve ça honteux mais je suis sure qu’il y a des choses plus ulcérantes dans le monde…
En tous cas, voici comment je parlais de ma peinture il y a 8 ans et une photo de l’expo en question:
GRAFFITISME:
Tiens, ça fait 10 ans que je peins ?!…
Mes influences se baladaient alors entre le graffitti et le fauvisme : expression brute + intensité des couleurs… ça n’a pas beaucoup changé . Sauf qu’entre temps, j’ai découvert l’affichage politique, l’art brut, les comix et bien d’autres choses qui nous nourrissent mes créations et moi.
Concrètement, j’aime utiliser les coulures, les slogans, les tampons, les craies, les collages et en général tout ce qui tache et laisse des empreintes. Surtout la glycéro.
Je récupère beaucoup et je crée des images en tenant compte de la nature des supports que je choisi, du contexte de récup’, de l’utilité première des objets … Que ce soit de la tapisserie de chiottes, des canevas de mèmère ou de la vulgaire pub.
Venez en esthéte c’est d’un goût très sur ! Et vous pourrez découvrir un subtil mélange de super héros déchus, de têtes de morts épanouies, de chiens dans tous leurs états, de mandragore déesse, d’auto-portrait/auto-dérision, ainsi que le tiercé gagnant de la vie : l’amour, la liberté, la mort.
Bref, l’expression sauvage s’en remet à l’humour noir qui flirte avec le kitch qui avait pas mal fricoté avec l’absurde qui lui-même est extra lucide.
Ne cherchez pas.
J’aime la peinture.
J’ espère au moins que ça vous fera rire, au mieux que ça vous fera pleurer…
FloRe. Janvier 2006.
Pages envoyées pour les éditions Terriennes en mai 2014 sur le thème : « Tant qu’il y aura des comptoirs, il y aura des héros!! »
contraintes de couleurs prédefinies par la rédactrice en chef, la superbe et modeste Marlène C.
Y’en a une qui a été publiée, l’autre pas. Je vous laisse deviner laquelle :